Marc Fanelli-Isla, CEO & Creative Director d’agence de production audiovisuelle pour les médias sociaux (Mysocialbranding.fr), animera l’atelier « L’IA créative : concevez des visuels qui marquent les esprits » lors du Carrefour de l’IA 2026. Il répond à une question particulièrement actuelle pour les professionnels de la communication, qui cherchent à tirer parti de l’IA tout en préservant leur créativité.
Quels types de visuels les professionnels peuvent-ils aujourd’hui concevoir grâce à l’IA générative, même sans compétences en graphisme ?
Des flyers pour tout type d’entreprises, du print pour des campagnes publicitaires, des visuels pour les réseaux sociaux, des visuels pour des sites internet, des CV illustrés. La palette est aussi large que la mosaïque de visuels possibles à faire. Mais après tout, c’est une question de direction artistique : le but d’un visuel est d’incarner une entité par définition unique, et il ne faut donc pas sombrer dans les travers de l’IA visuelle : des images sans âme qui se ressemblent toutes…
ChatGPT, Adobe Firefly, Midjourney, Canva… Comment choisir le bon outil en fonction de son objectif, de son niveau et de son budget ?
ChatGPT est un bon début pour s’initier. Mais cette IA, comme Gemini, fait encore trop d’erreurs : il faudra donc plusieurs essais. Midjourney est un bon outil pour des créations abstraites ou très artistiques. Le plus proche pour de la création réaliste est d’avoir un abonnement sur Higgsfield et d’aller dans la partie « image ». Il faudra alors compter au minimum 30 € par mois pour avoir assez de crédits pour plusieurs réalisations. Canva est, à mon avis, assez faiblard côté IA à ce jour. Adobe Firefly est en revanche un bon outil.
Comment passer d’une simple idée à un visuel vraiment réussi ? Quels sont les ingrédients d’une bonne consigne ?
Il faut tout cadrer dans le prompt comme lors de la préparation d’un shooting photo ou vidéo : le sujet, le décor, l’attitude, la tonalité, l’ambiance, les effets, les lumières, les filtres, quelle caméra et quel objectif utiliser. Le mieux est de trouver 3 images de référence et de les fournir à l’IA avec les références du matériel utilisé : Leica Q3, 24 mm, lumière LED disposée à droite du personnage, etc.
Comment éviter les visuels génériques ou artificiels que l’on voit de plus en plus sur les réseaux sociaux ?
Il faudrait peut-être démarrer de photos réelles des personnages, donc d’humains, afin que l’IA ait assez de détails. Il faut avoir une culture du matériel réel pour tourner une vidéo ou faire un shooting photo afin de le préciser. Dans le cas d’une vidéo, il faut savoir gommer les émotions mal jouées par l’IA en freinant dès le prompt ses ambitions. Il faut aussi alléger les visuels, car l’IA a tendance à faire des flyers ou des affiches print, ce qui ne colle pas avec des posts réseaux sociaux ou des visuels dans le luxe.
Quel conseil donneriez-vous pour créer dès aujourd’hui des visuels plus créatifs et impactants, et que pourra-t-on expérimenter lors de votre atelier ?
Un abonnement sur Higgsfield, qui donne accès à Seedance en vidéo (30 secondes par vidéo) et à des rendus en image beaucoup plus précis que les autres IA. Le bon prompt est comme le bon directeur artistique. Il faut donc relever ce qui est tendance en amont afin de bien diriger votre outil.
— Marc Fanelli-Isla, CEO & Creative Director d’agence de production audiovisuelle pour les médias sociaux, Mysocialbranding.fr
Pour aller plus loin
- Lire notre article sur l’atelier « L’IA créative : concevez des visuels qui marquent les esprits »
- Découvrir le profil de Marc Fanelli-Isla
- Voir tous les intervenants du Carrefour de l’IA 2026
Retrouvez tous les contenus du Carrefour de l’IA 2026 dans la rubrique Actualités et le programme complet.



